Les thermes sont des établissements
essentiels dans toute cité antique. À côté du forum et des
boutiques, ils font partie intégrante de la vie quotidienne
de la majorité des citoyens. Dans l'ensemble, les monuments
thermaux suivent un plan typique. On y accédait par un
vestibule, on passait dans le vestiaire (apodyterium) dans
le but de se déshabiller, puis, en empruntant la salle
froide (frigidarium), on entrait dans la salle tiède
(tepidarium) pour aboutir aux salles chaudes (caldaria,
laconica). La chaleur ambiante permet aux baigneurs
d'enlever la sueur en utilisant un strigile. Enfin, on
revenait au frigidarium pour se rincer et se détendre.
Certains grands thermes possédaient une palestre servant
pour les exercices et le sport, opérations qui devaient
avoir lieu avant le bain..
Volubilis possède quatre bains antiques : les thermes de
Gallien, les thermes du Capitole, les thermes du Nord et les
thermes de la Maison à la citerne. Les superficies de ces
thermes étaient importantes car ils accueillaient un grand
nombre de baigneurs. Les salles chaudes étaient chauffées
par des foyers (praefurnia) d'où l'air chaud passait sous
les pavements et les murs par l'intermédiaire de tuyaux en
briques. Des piliers également en briques soutenaient les
sols des pièces chaudes, créant ainsi de l'espace
(hypocauste) pour la circulation de l'air chaud.
Les mêmes éléments se trouvent dans les petits thermes du
quartier sud-est, construits vers la fin du huitième siècle
ap. J.-C. Cette structure est extrêmement importante car
elle démontre la continuité des techniques entre la période
antique et la période islamique. Il s'agit de l'unique
exemple de thermes publics remontant à cette date en Afrique
du Nord.
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